Dispensaire

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Soeur Reyes Callis est née en Espagne en 1944.

dispensaire1Elle est entrée dans la c ongrégation des religieuses du Sacré-Cœur et y a fait profession en 1972.

La même année elle  est arrivée en Egypte, après avoir suivi une formation comme infirmière dans un institut médical en Hollande.

Elle a tout de suite commencé son apostolat comme infirmière et responsable des dispensaires de la congrégation, d’abord à Abou Korkas, puis Dairout et Samalout, qu’elle a entièrement aménagés.

Elle ne se contentait pas d’exercer dans ces dispensaires, mais à partir de ces différents centres de la congrégation, elle allait aussi les vendredis ou les après midis dans des villages pour y établir de petits centres de soin, comme à  Berba, Bardanoha, Mensafiz, Balansura, Abouan….

dispensaire2Soucieuse de se former et d’améliorer ses pratiques [professionnelles, sr.Reyes rencontrait des médecins, participait à des sessions, s’informait sur les ressources  existantes,  travaillait en lien étroit avec les hôpitaux, avec les pharmaciens,  s’ingénier à moderniser les dispensaires, acheter des appareils plus adaptés, apprenait comment confectionner des onguents et pommades avec les plantes du pays.  Sa compétence était si reconnue que  médecins et hôpitaux n’hésitaient pas à lui envoyer des cas sérieux, surtout de grands brûlés qui, grâce à elle, étaient soulagés de grandes souffrances et reprenaient une vie normale. On lui demandait aussi de l’aide pour la formation des infirmières et aides-soignantes ;  elle constituait autour d’elle une équipe qui devenait de plus en plus compétente, et  elle était toujours disponible pour des sessions organisées dans le diocèse de Minia ou au Caire en collaboration avec les églises protestantes ou orthodoxes.

Elle avait un œil exercé pour déceler les besoins des autres et un diagnostic sûr. dispensaire3Les jours de consultation, la cour du dispensaire était envahie par une foule énorme ; il lui arrivait de soigner jusqu’à 600 personnes le même jour. Son contact restait toujours humain, plein de tendresse et de compassion ; elle écoutait, caressait les membres souffrant, embrassait les enfant, veillait à ce que chacun reçoive les médicaments appropriés. Tous avaient droit au même accueil ; enfants et nourrissons, jeunes mamans inexpérimentées, vieillards, chrétiens et musulmans, paysans et ingénieurs, riches ou pauvres. Les plus touchés par la souffrance, les handicapés et les brûlés étaient aussi ceux qu’elle entourait de plus de tendresse et de soin.

A chacun, elle donnait non seulement ses soins mais aussi les explications, les conseils qui les aideraient à prendre en mains leur santé. Les mamans avaient droit à une attention particulière pour apprendre à soigner leurs enfants, et  préparer des farines nourrissantes.dispensaire4

Elle n’épargnait  ni son temps, ni sa fatigue, ne tenait compte compte ni du froid ni de la chaleur étouffante de l’été. Une fois terminé l’accueil u dispensaire, elle s’activait à la confection des bandes et à la préparation des médicaments, ou partait pour un des villages voisins, ou s’occupait des handicapés pour lesquels elle avait fait aménager des salles et des jeux. Et quand il lui restait du temps, elle confectionnait aec des doigts de fée des couvertures, des layettes à vendre  à l’exposition « el baladi » au profit de toutes les œuvres qu’elle soutenait.

Sœur Reyes nous laisse un grand modèle de religieuse toute donnée à Dieu et aux autres, et toute donnée  aux autres parce que tout donnée au Seigneur  et sans cesse à l’écoute du Cœur de Dieu rencontré dans les longs moments de prière qui soutenaient sa vie et sa mission.dispensaire5