Historique d’Heliopolis

heliohelio1Sedky Pacha, étant venu d’Alexandrie s’insta1ler à Héliopolis, demanda l’établissement d’un Pensionnat du Sacré-Cœur semblable à celui du Caire, La demande fut transmise à notre très Révérende Mère qui accepta la proposition, et le 29 septembre 1911, 4 Mères et 3 Sœurs s’installaient dans trois villas louées provisoirement en face de la future bâtisse.

Histoire de la fondation à Héliopolis
Héliopolis, ville du soleil, n’était au début du siècle qu’une étendue sèche, aride et sans vie. Elle a surgi des sables du désert comme par miracle, dû à l’initiative et à l’énergie admirable d’un Belge, le Baron Edouard Empaim. Il en a tracé les plans et dirigé les constructions de style arabe qui lui donne son cachet très particulier.
Le grand intérêt d’Héliopolis pour les âmes chrétiennes, ce sont les souvenirs du séjour de la Ste Famille en Egypte. L’ancienne Héliopolis où, selon les traditions, les divins exilés ont habité, se trouve à peu de distance de la nouvelle, au village de Matarieh où l’on voit encore l’Arbre de la Vierge et un obélisque de granit, reste prestigieux d’un temple pharaonique.
Sedky Pacha étant venu d’Alexandrie s’installer à Héliopolis, demanda l’établissement d’un pensionnat du Sacré-Cœur semblable à celui du Caire, pour ses filles qui avaient été élevées dans le Pensionnat de Notre-Dame de Sion à Alexandrie.
La demande fut transmise à notre Très Révérende Mère qui accepta la proposition et le 29 septembre 1911, 4 Mères et une Sœur s’installaient provisoirement dans trois petites villas en face du terrain de la future bâtisse.
Le 19 avril 1912, les fondatrices assistaient à la bénédiction solennelle du terrain de notre futur pensionnat et, la même année , à la pose de la première pierre que présidait son Excellence Mgr Duret, vicaire apostolique du Delta du Nil.
Le 15 janvier 1913, le bâtiment destiné à un externat, sur le même terrain, accueillait 48 petites filles en tablier rose, tandis que le pensionnat ne fut terminé qu’en 1914. Dès le début, il accueillit des demi-pensionnaires et comme celui du Caire, depuis 1956, il fut un externat, appelé Collège.
Au début du siècle, comme l’Etat n’intervenait pas dans l’organisation des écoles privées, le règlement et les études des deux pensionnats du Sacré-Cœur en Egypte étaient en tout semblables à ceux qu’avait établis notre Fondatrice Ste Madeleine Sophie en France. L’Esprit et le Plan des études développaient les élèves à tous les points de vue : religieux, intellectuel, moral et social. A la sortie de l’école, les anciennes avaient fondé l’œuvre du Trousseau de la jeune fille et celle de la Layette. Et dès que le Père Ayrout, sj eut fondé « L’Association des écoles de la Haute Egypte », des groupes d’anciennes allaient faire des tournées d’hygiène de 2 à 3 semaines, dans les villages où se trouvait l’une de ces écoles gratuites, et soignaient à longueur de journée, les yeux, les oreilles et les têtes des élèves.
Au pensionnat, les élèves rivalisaient d’ingéniosité et de générosité dans leurs dons et travaux pour les petits fellahs.
Actuellement encore, nous visons à l’éducation du sens social par des Cours de vie au Collège et des mouvements de jeunesse comme le Mouvement Partage et le MEJ.
Environ 1000 élèves, chrétiennes et musulmanes, du Jardin d’enfant à la 3e secondaire, continuent leurs études dans diverses universités. Mais ayant formé une véritable amitié pendant leur éducation dans leur Collège, elles s’y retrouvent souvent à l’occasion de fêtes et anniversaires.