Spiritualité

Regina Shin

Adaptation du logo de RSCJ par Regina Shin rscj

La spiritualité du Sacré-Cœur est

… consacrée au Cœur de Jésus

… la contemplation des profondeurs de Dieu, ouverte aux réalités de notre monde

… découvrir et faire connaître l’amour de Dieu

Par notre charisme, nous sommes consacrées à GLORIFIER LE CŒUR DE JESUS:  nous répondons à l’appel de découvrir et de manifester son Amour en nous laissant transformer par l’Esprit pour vivre en union et conformité au Seigneur et rayonner par notre amour et notre service la charité même de son Cœur.  (Constitutions 1982, #4)

…  Le Cœur transpercé de Jésus nous ouvre aux profondeurs de Dieu et à la détresse de l’humanité.  Il nous attire dans son mouvement d’adoration du Père et d’amour pour tous, spécialement les pauvres. (#8)

…. Nous sommes envoyées par l’Eglise pour communiquer l’Amour du Cœur de Jésus.  En Lui est la source de la croissance de la personne et le chemin vers la réconciliation entre tous.  Nous le croyons et nous voulons l’annoncer.  Sainte Madeleine-Sophie a incarné cette conviction dans le service de l’éducation, surtout de la jeunesse.  Fidèles à son inspiration et, comme elle, ouvertes aux situations nouvelles, nous faisons nôtre son désir que chaque personne s’éveille à la vérité, à l’amour et à la liberté; qu’elle découvre le sens de sa vie et se donne aux autres; qu’elle apporte sa part créative dans la transformation du monde; qu’elle puisse rencontrer l’amour de Jésus; qu’elle s’engage dans une foi active.”  (#10 et 11)

… Dans l’enseignement et la formation, dans d’autres activités de développement humain et de promotion de la justice, dans la pastorale et l’accompagnement de la  foi……  Là où nous sommes envoyées,  quelles que soient nos tâches, elles seront toutes animées par l’amour du Cœur de Jésus et le désir de le faire connaître, exprimés dans le souci de la croissance intégrale de la personne; la soif de construire un monde de justice et de paix, en réponse au cri des pauvres; la passion d’annoncer l’Evangile.  (#13)

Notre spirituialité

« Découvrir et manifester l’amour du cœur du Christ ».
À la suite de leur Fondatrice, sainte Madeleine-Sophie Barat, les Religieuses du Sacré-Cœur de Jésus cherchent à vivre d’un même esprit et à annoncer l’Évangile. De tradition ignatienne, leur vie s’enracine dans la contemplation. Rassemblées en communauté, elles désirent que leur vie communautaire soit un modèle prophétique de vie ensemble.

Guidées par l’Esprit

« Ne vivre que pour obéir à l’Esprit Saint… » Voilà le secret que sainte Madeleine-Sophie Barat, fondatrice des Religieuses du Sacré-Coeur de Jésus livre tout au long de sa correspondance. Ce qui vit en elle jaillit de sa plume et vient alimenter le coeur de ses soeurs qui cherchent à grandir dans l’amour.
Maximes de Sainte Madaleine – Sophie Barat      « Si vous vous livrez tout de bon, ma fille, à la conduite de l’Esprit Saint comme vous avez commencé, tout prosperera par vos mains… il s’agit donc de se livrer au divin Esprit, corps et âme, et de travailler sous son inspiration. » À Rosalie de la Houssaye  1852.
« Je demande au Divin Coeur une seule grâce pour vous, qui sera la source de toutes celles que Jésus vous prépare, la persévérance dans la résolution que l’Esprit Saint vous a inspirée et le courage pour mieux vaincre les oppositions de votre nature… Lorsque l’Esprit de Jésus s’empare d’un coeur qui correspond à ses inspirations, il en devient le Maître, alors on est heureux car il apporte toujours la paix et la liberté ! » À Jeane Cabagni 1858
« Je vois avec consolation que Jésus agit en vous et qu’il vous pousse par son divin Esprit. Ah ! Soyez docile à ses douces touches et qu’il trouve votre âme comme la cire molle dans ses divines impressions ; quels progrès vous feriez alors, chère Emma, dans la perfection ; essayez pendant quelques mois, et vous ne serez pas tentée de retourner en arrière ; une fois qu’un coeur a goûté Jésus tout le reste est insipide et il ne faut presque plus d’efforts pour s’attacher invariablement à ce souverain bien. » À Emma de Bouchaud 1843
« Lorsque l’Esprit de Jésus s’est emparé d’un coeur qui correspond à ses opérations, il en devient le Maître ; alors, on est heureux car il apporte toujours la paix et la vraie liberté. » (Lettre de 1813)
« Il faut être sous la direction de l’Esprit Saint si l’on veut réussir ; mais qui veut s’y abandonner ? » (Lettre de 1852)
« Je prie le divin Esprit de vous emplir de ses lumières et de vous donner de plus en plus la conviction que nous ne ferons rien de bon sans son impulsion. » (Lettre de 1852)
« Il faut tant de calme à l’Esprit Saint pour qu’il agisse à son aise ! Toutes ces inquiétudes, préoccupations, sentiments, prévisions trop actives, tout cela vous nuit excessivement. Si vous aviez soin de vous unir au bon plaisir de Dieu pour tout ce qui survient, vous le recevriez en paix, avec tranquillité, sans mouvement presque… » (Lettre de 1833)

Enracinées dans la prière

Au centre de la vie des Religieuses du Sacré-Cœur de Jésus se trouve l’invitation du Christ. Dans l’oraison quotidienne, la participation à l’Eucharistie, la prière communautaire et l’adoration, le Seigneur nous  appelle à une rencontre personnelle avec lui. Le cœur ouvert et transpercé du Christ est pour les Religieuses du Sacré-Coeur le chemin qui conduit, peu à peu, à entrer dans le mystère de sa vie donnée, avec tout ce qui fait leurs vies, avec les souffrances et les espoirs de l’humanité. Ce chemin fait entrer dans un mouvement qui unifie toute vie : l’adoration du Père et l’amour de tous, spécialement des plus pauvres.

 

Découvrir et manifester l’amour du cœur du Christ

Le regard contemplatif

 

Le regard contemplatif part du cœur et cherche à atteindre le cœur. Ce regard perçoit le cœur des personnes, au-delà de leur apparence. Ce regard ressent le cœur du monde et des événements, là où se manifeste la présence active de Jésus ressuscité. Ce regard découvre et favorise les forces de vie parfois enfouies sous une gangue épaisse. Une attitude qui suppose déjà de tendre à mieux connaître son propre cœur, le lieu où habite l’Esprit, source de toute prière et de toute action.
Apprendre à lire la présence et l’action secrète de Dieu à travers les lignes des journaux, écouter celui qui me parle jusqu’à entendre la parole de vie qui cherche à s’exprimer, ne pas détourner les yeux de la souffrance qui choque, discerner ce qui va dans le sens de la vie et ce qui risque d’entraîner vers la mort, autant d’attitudes engendrées par le regard contemplatif et qui engagent à prendre position.
Ainsi, l’objet de la contemplation, et de l’adoration, ce n’est plus seulement la présence du Christ au tabernacle ou dans l’Évangile, mais aussi cette présence du Ressuscité dans la vie courante et les ambiguïtés qui nous la cachent. Inutile de souligner que c’est une attitude sans cesse à reprendre dans la prière, à demander à l’Esprit-Saint, et à vivre avec d’autres, en Église.

« Si nous vivons dans la communion avec le Christ, alors nos yeux s’ouvriront. Alors, nous ne nous contenterons plus de vivoter, préoccupés seulement de nous-mêmes, mais nous verrons où et comment nous sommes nécessaires. » (Benoît XVI)